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L'ESCLAVAGE
Petit-Canal fut la deuxième commune, après Le Moule en nombre d'esclaves. Elle doit ce triste passé au fait qu'elle a compté, sur son territoire, 47 sucreries ou habitations. Des vestiges, tels que l'ancienne prison, les marches de l'esclavage, le monument de la liberté en attestent de nos jours.
L'ancienne prison Prison la plus vaste de la Guadeloupe à l'époque, cet édifice est surtout un centre de détention pour les auteurs de petit délits. Dans les années qui suivirent l'émancipation des esclaves, ses locataires sont principalement des voleurs et des vagabonds. Au cours du XXeme siècle, une autre prison est édifiée dans le bourg et celle ci est transformé en fourrière pour les animaux en divagation.
Les marches de l'esclavage Selon la tradition, elles auraient été construites au moment de la libération des esclaves et offertes par les habitations et la fabrique. Leur dénomination de «marches d'esclaves», ne prenant en compte qu'un témoignage tardif, indirect et abusif.
Monument de la Liberté Ce petit monument amputé de sa croix, commémore l'événement que constitue à Petit-Canal, comme dans l'ensemble des colonies françaises, l'abolition de l'esclavage décrétée en 1848. Une inscription est gravée sur son socle, énonçant simplement le mot «Liberté». La même source écrite, relative aux marches de l'esclavage, rapporte que des cérémonies du travail et de la liberté prenaient place autour de cet ensemble, au moment de l'ascension.
Les marches de l'esclavage et le monument de la Liberté forment un ensemble et témoignent du glissement du bourg vers l'Est. Au XIXème siècle, le bourg longe le petit canal. Toutes les activités s'y concentrent: commerce, artisanat, marché. Peu à peu il se déplace sur le plateau auquel les marches permettent d'accéder et sur lequel se trouve déjà l'église.
La flamme éternelle à l'esclave inconnu Cette réalisation en forme de tambour africain a été érigée en 1994 lors de la commémoration du bicentenaire (1794-1994) de la première abolition de l'esclavage et inaugurée par le maire, Florent MITEL
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